Histoire de la protection de la nature et de l’environnement
Accueil du siteTravaux des chercheursTravaux en cours
Dernière mise à jour :
jeudi 6 avril 2017
Statistiques éditoriales :
159 Articles
5 Brèves
18 Sites Web
43 Auteurs

Statistiques des visites :
1302 aujourd'hui
3157 hier
2360680 depuis le début
     
L’émergence de la protection de la nature en France (1854-1939)
La Société d’acclimatation, témoin et acteur du courant naturaliste
mercredi 9 novembre 2011

popularité : 59%

L’histoire de la protection de la nature en France n’est pas encore très documentée. Aussi faut-il se réjouir des travaux réalisés par Rémi Luglia, sous la direction de Monsieur le professeur Jean-Noël Jeanneney. Ils ont pour objet d’éclairer un pan peu connu ou déja oublié de cette histoire : son émergence en France, à partir du milieu du XIXe siècle et son développement au travers du rôle joué par la Société d’acclimatation et les naturalistes juqu’à la veille de la Seconde guerre mondiale.

De l’acclimatation à la protection de la nature.

La Société impériale zoologique d’acclimatation est fondée en 1854 par Isidore Geoffroy Saint-Hilaire, professeur au Muséum national d’Histoire naturelle. A ses débuts, sous l’influence des naturalistes, savants et amateurs qui l’animent, ses objectifs sont tournés vers l’introduction de végétaux, l’acclimatation et à la domestication des espèces d’animaux utiles ou d’ornement, le perfectionnement et à la multiplication des races animales nouvellement introduites ou domestiquées. Aux yeux de l’homme du XIXe, la nature constituait un capital inépuisable dont il était utile d’exploiter les ressources.

Mais au cours des décennies qui suivent, les préoccupations qui avaient présidé à sa fondation, se modifient en même temps que progresse la connaissance de la nature et que la civilisation industrielle et technique étend son emprise. Les naturalistes constatent que ce capital est si gravement entamé qu’il importe, avant tout, pour la survie même de l’humanité, qui en dépend étroitement, d’en garantir les revenus en fixant la limite des prélèvements raisonnables et, dans la mesure du possible, de restaurer ce qui a été détruit.

Au début du XXe siècle, d’abord avec la présidence d’Edmond Perrier, directeur du Muséum, puis de celle de Louis Mangin qui lui succède, la Société, devenue entre temps Société nationale d’acclimatation sous la République, oriente résolument ses activités vers la protection de la nature en créant, notamment, des réserves naturelles et en organisant, avec la Ligue pour la protection des oiseaux et la Société pour la protection des paysages de France, le premier congrès international de la nature, des sites et des monuments naturels. Mais ce n’est qu’en 1960, un siècle après sa création, qu’elle officialise sa mue en s’intitulant Société nationale de protection de la nature.

Rémi Luglia, dans a thèse de doctorat en histoire, parcours ce siècle en un voyage au centre de cet univers animé par un courant naturaliste multiforme.

Soutenance de la thèse le 4 janvier 2012 à 14h, salle H405, esc. E, 28 rue des Saints-Pères, Paris 7e. Si présent, en informer Rémi Luglia avant le 15 décembre 2011.

 
Documents joints à cet article :